samedi, 6 juin, 2026
Vice-président du Parlement : Nous fermerons Bab el-Mandeb si les attaques contre le Hezbollah se poursuivent.
L'Inde se tourne vers le Venezuela pour son approvisionnement énergétique dans un contexte de tensions avec l'Iran.
Les tensions persistent et le blocage du détroit d'Ormuz entraîne une hausse des prix du gaz en Europe.
Des ministres israéliens protestent contre l'accord de cessez-le-feu avec le Liban lors d'une réunion du cabinet de sécurité.
Les cours de l'or chutent face à l'incertitude persistante dans les négociations entre Washington et Téhéran.
États-Unis : Les supporters de l'équipe nationale iranienne ne pourront pas obtenir de visa pour la Coupe du monde 2026.
Deux avions de chasse américains sont entrés en collision lors d'un meeting aérien.
L'artillerie ukrainienne a bombardé la centrale nucléaire de Zaporijia.
UE : L'attaque contre la centrale électrique de Barakah aux Émirats arabes unis constitue une menace pour la sécurité et la stabilité régionales.
L'Inde exprime son inquiétude suite à l'attaque contre le site nucléaire de Barakah aux Émirats arabes unis.
Guterres alerte sur le spectre d’une guerre plus large aux conséquences mondiales
Le conflit au Moyen-Orient est entré dans son deuxième mois, faisant craindre une escalade incontrôlable, a averti jeudi le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’un point de presse à New York.
Au cours de la nuit et de la journée de jeudi, de nouvelles frappes meurtrières ont été signalées à travers le Moyen-Orient, propulsant le prix du pétrole brut jusqu'à 107 dollars en début de séance. Les espoirs d'une fin rapide du conflit se sont amenuisés alors que le Président américain Donald Trump a évoqué mercredi soir encore « deux à trois semaines » d'attaques, parallèlement à des discussions « en cours » avec Téhéran.
« Chaque jour de guerre aggrave les souffrances humaines », a constaté le chef de l'ONU lors d’un point de presse jeudi matin à New York, dénonçant l’intensification des attaques indiscriminées, le ciblage de civils et la destruction d’infrastructures essentielles. Selon lui, la région se trouve « au bord d’une guerre plus large » aux conséquences mondiales.
Les répercussions économiques se font déjà sentir bien au-delà du Moyen-Orient. La perturbation de la navigation maritime, notamment dans le détroit d'Ormuz, entraîne une hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, affectant particulièrement les populations les plus vulnérables, des Philippines au Sri Lanka en passant par le Mozambique.
Face à cette spirale « de mort et de destruction », le chef de l’ONU a appelé à un arrêt immédiat des hostilités. Il a exhorté les États-Unis et Israël à « mettre fin à la guerre » et l’Iran à cesser ses attaques contre ses voisins.
Des efforts diplomatiques sont en cours pour ouvrir une voie vers la paix, a-t-il précisé, annonçant l’envoi de son envoyé personnel, Jean Arnault, dans la région. Ces initiatives doivent s’appuyer sur le respect du droit international et de la Charte des Nations Unies.
M. Arnault a été nommé par le Secrétaire général le mois dernier. Ce diplomate français chevronné compte près de 40 ans d'expérience dans la diplomatie internationale, notamment dans le domaine du règlement pacifique des différends et de la médiation.
« Les conflits ne s’arrêtent pas d’eux-mêmes », a conclu M. Guterres. « Ils prennent fin lorsque les dirigeants choisissent le dialogue plutôt que la destruction. Ce choix doit être fait maintenant ».
Au moment où le Secrétaire général lançait cet appel, le Conseil de sécurité tenait une réunion sur la coopération entre l'ONU et le Conseil de coopération du Golfe, une organisation régionale regroupant l'Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Emirats arabes unis et le Qatar. Jeudi après-midi, une autre réunion était prévue sur la coopération entre l'ONU et la Ligue des États arabes.
Faisant le point de la situation devant les membres du Conseil lors de la réunion du matin, le Sous-Secrétaire général de l'ONU, Khaled Khiari, a prévenu que « le Moyen-Orient se trouve au bord d'un dangereux précipice ».
En écho aux propos du Secrétaire général, le Programme alimenaire mondial (PAM) a averti jeudi que les premiers impacts de la crise au Moyen-Orient rappellent ceux observés au début de la guerre en Ukraine en 2022, lorsque les perturbations de l'approvisionnement avaient entraîné une forte hausse des prix alimentaires.
Si la crise perdure, on estime que 45 millions de personnes supplémentaires pourraient être confrontées à une insécurité alimentaire aiguë cette année.
Le PAM prévoit une recrudescence de la faim aiguë liée au conflit, sur la base de modélisations analysant la répercussion de la flambée mondiale des prix de l'énergie sur les coûts alimentaires nationaux.
Source : ONU