samedi, 18 avril, 2026
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La guerre aurait coûté au Liban 7 milliards de dollars de dégâts, selon le ministre libanais des Finances.
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Blocages d'Internet : Face à la persistance des coupures d'Internet, les Iraniens se retrouvent sans moyen de contacter leurs proches à l'étranger.
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Le FMI met en garde contre le risque de récession mondiale
Ali Bongo tend une dernière main au nouveau regime
Dans son discours du 12 mars 2026 à l’occasion du 58e anniversaire du Parti démocratique gabonais (PDG), Ali Bongo Ondimba a choisi l’offensive politique et juridique. Réaffirmant sa légitimité à la tête du parti, l’ancien chef de l’État appelle le directoire issu du 7 mars 2024 à reconnaître la légalité statutaire et à revenir à la table des discussions. Mais il prévient aussi : en cas de refus, « la voie judiciaire s’ouvrira ». Un tournant majeur dans la guerre interne qui secoue l’ancien parti au pouvoir.
Pour la première fois de manière aussi solennelle depuis le coup d’État du 30 août 2023, Ali Bongo Ondimba a parlé en chef de parti en exercice. Et il l’a fait en fixant une ligne claire : pas de retour à la présidence de la République, mais pas davantage d’abandon de la présidence du PDG. Dans un long discours prononcé à l’occasion du 58e anniversaire du parti fondé le 12 mars 1968 par Omar Bongo Ondimba, il affirme que sa légitimité « est entière » et que tous les actes pris en violation des statuts depuis le 7 mars 2024 sont « nuls et non avenus ».
Au cœur de cette prise de parole, un message central : le temps de l’ambiguïté est terminé. Ali Bongo ne se contente plus de contester politiquement le directoire actuellement en place. Il lui adresse un ultimatum politique, moral et juridique. « Votre situation est intenable », lance-t-il à ses actuels dirigeants, qu’il accuse d’avoir facilité « une ingérence extérieure dans la vie interne du PDG » et d’avoir placé le parti sous tutelle.
Dans un ton mêlant fermeté et ouverture, Ali Bongo affirme ne pas parler « en ennemi », mais en responsable soucieux d’éviter une rupture irréversible. Il assure qu’aucune exclusion ne sera prononcée a priori et promet une réorganisation du parti « dans la transparence et l’équité », à condition que les responsables du directoire reconnaissent la légalité statutaire et reviennent dans le cadre des textes.
Cette ouverture n’est toutefois pas sans limite. L’ancien président du parti précise que si cette main tendue est refusée, « la voie judiciaire s’ouvrira ». Il affirme que la plainte est déjà prête et documentée, portant notamment sur « l’usurpation de fonctions, le faux et usage de faux, l’abus de confiance » ainsi que «l’association en vue de la prise illégale de contrôle d’une organisation ».
Au-delà de la bataille interne, Ali Bongo cherche à redonner une perspective politique à un parti affaibli. Il reconnaît explicitement l’ampleur du recul électoral du PDG, qui n’est plus majoritaire à l’Assemblée nationale. Mais il voit dans cette crise une opportunité de repositionnement. Selon lui, le Gabon a désormais besoin d’« une vraie opposition », structurée, crédible et indépendante, et le PDG pourrait en devenir « la locomotive ».
C’est là l’autre angle fort de son discours : Ali Bongo ne se projette plus comme candidat à une magistrature nationale. Il dit vouloir désormais transmettre, accompagner et préparer l’avenir. Il annonce même une réforme statutaire pour permettre au PDG de désigner son candidat à la présidentielle indépendamment de son président.
En somme, le 12 mars 2026 ne marque pas seulement une célébration d’anniversaire. Il acte un choix stratégique : faire du combat pour la légalité interne du PDG le point de départ d’une reconstruction politique plus large. Reste à savoir si le directoire acceptera l’apaisement proposé ou choisira l’affrontement judiciaire désormais clairement annoncé.
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